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Yes ! (Critique)

Le jeudi 17 décembre 2015 à 0 h 32 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Café de la Danse, 5, passage Louis Philippe, 75011 Paris, M° Bastille
Dates : Du 7 au 8 janvier 2016
Horaires : 19 h 30
Tarifs : 25€
Informations supplémentaires : 01 47 00 57 59

yesLivret : Soulaine & Pujol
Lyrics : Albert Willemetz
Avec Charlène Duval, Emilien Marion, Anne-Aurore Cochet, Karine Godefroy, Guillaume Durand, Alexandre Martin-Varroy, Jeff Broussoux, Olivier Podesta, Dorothée Thivet, Claire-Marie Systchenko, Léovanie Raud, Vincent Vantyghem.

Mise en scène : Christophe Mirambeau
Chorégraphies : Caroline Roëlands
Direction musicale : Jean-Yves Aizic
Costumes : Quentin Gianora
Pianos : Michel Ertzscheid & Nicolas Royer

Résumé : YES !

Oui à l’entrain ! Oui à l’esprit ! Oui à l’allégresse et à la fantaisie !
La bonne humeur mythique des années folles, pleine de rythmes, de danses et de couleurs.

Yes !, chef d’œuvre de Maurice Yvain — le compositeur de Mon Homme et de tant de tubes de Mistinguett & Maurice Chevalier —renaît dans sa version originale pour 2 pianos façon Wiener & Doucet.

Yes ! (1928) participe de cet éclat qui définit l’Esprit de Paris. La drôlerie des situations et des dialogues, troussés par Pierre Soulaine et René Pujol, les lyrics spirituels en diable ciselés par Albert Willemetz, ont définitivement fait de Yes ! l’un des chefs d’oeuvre du musical parisien des Années Folles : On y croise une manucure au destin inattendu, un charmant fêtard décavé et le roi des pâtes alimentaires, un mariage blanc qui ne l’est plus, un coiffeur qui devient vedette de music-hall, des groupies, un domestique presque député, une bombe vénézuélienne — deux heures de fantaisie débridée et d’irrésistibles chansons servies par un cast étourdissant de charme, d’énergie et d’éclat !

Une soirée présentée par Les Frivolités Parisiennes.

Notre avis : Frivole voire inconséquent, remonter Yes ? Aucunement ! Découvrir cette œuvre est un pur plaisir. Deux pianos sur une scène élégamment recouverte de damier, de cube où le noir le dispute au blanc. Mais attention : l’œuvre et la manière dont elle est interprétée épouse toutes les nuances et permet de ravir le public (salle comble à chaque fois) venu savourer cette histoire au contenu fort simple, au développement malin, servie par des chansons aux paroles pétillantes. La musique de ces deux pianos fait le reste pour griser le spectateur comme le ferait un bon champagne. Et un millésimé. Parce que tout est spirituel, la farce évite toujours la lourdeur. Serait-ce être passéiste que de dire que Yes reflète une époque où s’amuser par le biais d’une opérette n’équivalait nullement à assister à un spectacle lourd et démonstratif ? Qu’en ce temps là les auteurs jouaient des mots, utilisant tout ce que la langue française possède de double sens ? Peut-être… N’empêche, impossible de bouder son plaisir. La troupe participe bien entendu de cette réussite, les protagonistes (dont aucun n’est microté) s’amusant visiblement de faire revivre cette opérette divinement désuète. Tous méritent d’être salués. Le seul inconvénient de cette production reste le nombre trop limité de représentations.

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